Le pernambouc a été au centre des préoccupations. Ce bois brésilien (Paubrasilia echinata) est utilisé pour la fabrication d'archets d'instruments à cordes, en raison de ses propriétés uniques. Menacé d’extinction par le commerce illégal, le Brésil a proposé de le transférer de l'Annexe II (commerce autorisé dans le cadre d’un système de permis) à l'Annexe I (interdisant le commerce sauf à de rares exceptions). Cette mesure aurait eu un impact disproportionné sur le secteur musical sans apporter de véritables garanties pour la conservation de l'espèce. Après d'intenses négociations, un compromis a été trouvé. Le pernambouc restera dans l'Annexe II, mais avec des conditions commerciales beaucoup plus strictes dont seuls les musiciens seront exemptés. L’Union européenne et ses Etats membres ont activement contribué à cette décision. Ce point était important car notre pays abrite l'une des plus anciennes maisons de luthiers d'Europe et possède un secteur musical important.