Le CFDD estime que les coûts de l’inaction, c’est-à-dire les coûts qui résulteraient notamment d’un status quo des politiques actuelles, méritent une attention accrue du gouvernement fédéral. Le conseil plaide donc pour:
1° l’intégration des risques climatiques dans la politique et la planification budgétaire, et
2° le renforcement des efforts d’atténuation (réduction des gaz à effet de serre) et d’adaptation actuels, au niveau mondial, européen et national.
Le CFDD pense également que la construction des capacités de recherche et d’analyse entamée au niveau du Bureau fédéral du Plan, du CERAC, du Conseil supérieur des finances et du Conseil national de la productivité doit se poursuivre afin que la Belgique puisse répondre de façon à la fois plus large et plus précise aux demandes d’information de la directive (UE) 2024/1265.
Pour le CFDD, il est essentiel que la coordination entre les niveaux de pouvoir responsables des données, de la recherche et des politiques soit renforcée. La coordination est également essentielle entre les différents départements compétents d’une même autorité. Ceci autant pour éviter la duplication des efforts et les coûts qui en résultent que pour assurer les estimations les plus exactes possibles des effets macrobudgétaires du changement climatique.
Le CFDD (groupe de travail : Financement de la transition) poursuit ses travaux à ce sujet et explore également les autres dispositifs pertinents pour le verdissement du budget fédéral, comme le ‘green budgeting’. La budgétisation verte est un processus par lequel les contributions environnementales des postes budgétaires sont identifiées et évaluées eu égard à des indicateurs de performance spécifiques, afin de mieux aligner les politiques budgétaires sur les objectifs environnementaux. Vingt Etats membres implémentent déjà le cadre de référence européen pour la budgétisation verte, mais la Belgique n’en fait pas encore partie.
Lisez l’avis complet via ce lien.