07 mai 2021 09:00

L'approche Enabel de mobilité du travail devient un modèle pour l'Union européenne

Bruxelles, 7 mai 2021 | Depuis mars 2019, Enabel mène un projet pilote au Maroc et en Belgique, financé par l'Union européenne. L’ Agence belge de développement y a testé un modèle innovant innovant de mobilité du travail liant le développement du secteur des TIC au Maroc à la pénurie d’informaticien·nes qualifié·es en Belgique et au Maroc.  Après deux ans, l'Union européenne confirme son soutien à ce modèle au travers d'un projet suivant de mobilité de talents entre la Belgique, la Tunisie et le Maroc, mis en oeuvre par Enabel.

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Ce modèle, appelé « Global Skills Partnership », considère que la mobilité du travail n’est bénéfique pour toutes les parties que si les talents peuvent trouver un emploi qualifié dans leur pays d’origine et dans le pays de destination.

Le « Projet pilote répondant aux pénuries de talents grâce à des modèles innovants de mobilité » (PALIM) s’est étendu du 1er mars 2019 au 30 avril 2021. Le projet, doté d’un budget de 1,5 million d’euros financé par l’Union européenne, a été mis en œuvre par l’Agence belge de développement Enabel, en partenariat avec le Service flamand pour l’emploi et la formation professionnelle (VDAB), l’Agence nationale marocaine de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), le Réseau flamand d’entreprises (VOKA), la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), la Fédération belge des entreprises technologiques (AGORIA) et la Fédération marocaine des Technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Offshoring (APEBI).

Au terme d’un appel à candidatures pour un parcours de (re)skilling en TIC, lancé par l’ANAPEC, près de 10.000 personnes avaient posé leur candidatures. Les 120 d’entre elles sélectionnées (provenant de tout le territoire marocain, dont 18 % de femmes) ont terminé une formation intensive de sept mois au Maroc (TIC, soft skills, anglais et séances d’information sur la vie en Belgique) et ont été mises en contact avec diverses entreprises au Maroc et en Belgique. Au terme du projet, plus de la moitié des talents ont trouvé un travail au Maroc (contrat d’emploi, auto-emploi ou stage pré-embauche) et d’autres ont préféré approfondir leurs compétences en TIC via des formations spécialisées. La mobilité internationale vers la Belgique a été suspendue due à la pandémie Covid-19, mais sera relancée dès que la situation sanitaire le permettra.

Cette initiative innovante faisait partie des projets pilotes sur la migration régulière financés au travers du Fonds d’appui aux Partenariats pour la mobilité, géré par le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD). Le modèle regroupait une palette d’acteurs divers : les agences de l’emploi du Maroc et de la Belgique ont coopéré ensemble et une composante de recherche-action académique a été intégrée au projet via un partenariat avec l’Université de Gand et l’UCLouvain. La recherche-action a permis au projet et à ses partenaires de mieux comprendre les mécanismes et défis liés à la mobilité du travail.

L'expérience acquise dans le projet PALIM par Enabel et ses partenaires est étendue à travers le programme "THAMM-Pour une approche globale de la gouvernance des migrations et de la mobilité du travail en Afrique du Nord". Ce programme multi-acteurs de 30 Mo€ est financé par l'Union européenne et est mis en oeuvre par l'OIM, l'OIT, la GIZ, OFII et Enabel. La composante THAMM-Enabel, d'un budget de 5Mo€ et d'une durée de 3 années développe des schémas de mobilité selon la même approche que le PALIM, mais dans trois pays (Belgique, Maroc et Tunisie) et dans d'autres métiers en tension.