Les Affaires étrangères œuvrent pour la protection de tous les civils grâce au droit humanitaire international
Aujourd’hui, plus de 130 conflits armés sont en cours dans le monde, impliquant plus de 60 pays et 120 acteurs non-étatiques. Derrière ces chiffres, ce sont avant tout des millions de civils qui voient leur quotidien bouleversé. C’est pour cela que, depuis sa signature de la première convention de Genève de 1864, la Belgique s’engage activement pour l’application du droit international humanitaire (DIH) et la protection de tous les civils touchés par des conflits armés.
Ce 19 juin, le SPF Affaires étrangères accueille au Palais d’Egmont la conférence « Diverse impacts of armed conflicts: the need to protect all civilians under the Fourth Geneva Convention – Launch of the Updated ICRC Commentary », organisée par la Commission interministérielle de droit humanitaire (CIDH), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la Croix-Rouge de Belgique et la Société belge de droit international. Il rassemble 150 participants, avec des représentants d’Etats, du monde judiciaire, d’organisations internationales, de la société civile et du monde académique, afin de se pencher sur le problème crucial de la protection des civils et de chercher des solutions.
Avec des déplacements forcés, la rupture des services essentiels, la faim, l’absence de soins médicaux et l’insécurité permanente, les conflits armés frappent les civils de manière multiple et systémique, et cela bien au-delà des hostilités directes. De la sorte, le nombre de personnes disparues a augmenté de 70% les 5 dernières années, totalisant plus de 284 000 personnes.
Tout le monde n’est néanmoins pas affecté de la même manière : certaines catégories de populations sont plus vulnérables. Ainsi, les enfants sont plus fortement impactés dans leur éducation, leur développement et leur bien-être, tandis que les femmes et les filles sont plus à risque d'être victimes de violences sexuelles, tout en ayant des besoins spécifiques en matière de soins de santé, d'hygiène et d'assainissement. Il est donc important de tenir compte de la diversité des expériences et des besoins de chaque personne, et de chercher ensemble, entre autres sur base du commentaire actualisé du CICR de la 4e Convention de Genève, des solutions qui permettent une meilleure application diversifiée, contemporaine et concrète du droit international humanitaire.
Aujourd’hui, le principal défi n’est pas l’absence de règles ou leur manque de pertinence, mais le manque de volonté politique de les mettre en œuvre. Maxime Prévot, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement, qui clôture la conférence, insiste sur ce point : « Dans un contexte de multiplication des conflits, le respect du DIH est plus que jamais indispensable pour préserver l’humanité au cœur de la guerre, limiter les souffrances et protéger la dignité humaine. Il s’agit d’une responsabilité collective, qui en va de la crédibilité des États. C’est pour cela que les Affaires étrangères, à travers la CIDH et avec ses partenaires, continuent à œuvrer activement pour promouvoir et faire respecter ces règles essentielles du droit international humanitaire, afin de protéger chaque civil impliqué dans un conflit armé. »
Vous voulez en apprendre plus sur le travail important de la Commission interministérielle de droit humanitaire ? N’hésitez pas à visiter son site web : Commission interministérielle de droit humanitaire · cidh.