Les États membres ont ainsi exploré les actions à mettre en oeuvre, aux niveaux national et européen, pour améliorer le recours au revenu minimum (notamment via des formulaires de demande en ligne), favoriser l’accès à des marchés du travail inclusifs, ou encore, promouvoir un soutien individualisé à toutes les personnes dans le besoin.
Une attention particulière a été accordée au problème du "non-take-up" (NTU), c'est-à-dire du non-recours au revenu minimum. Les discussions ont porté sur les mesures potentielles pour le surmonter - beaucoup d’États ont souligné les efforts de communication qu’ils ont réalisés pour faire connaitre les aides disponibles -.
Parmi les attentes, notons le monitoring des progrès et réformes implémentés dans l’UE, un partage d’expériences entre États membres ou la modernisation digitale d’outils. À cet égard, la Belgique implémentera, dans le courant de l’année 2024, l’outil “CPAS online” qui permettra aux personnes souhaitant obtenir de l’aide d’introduire leur demande en ligne (en toute discrétion), ce qui devrait leur faciliter l’accès au revenu minimum et lutter contre le NTU.
Autant de mesures qui devraient se retrouver à l’agenda de la Conférence de haut niveau: sur le socle européen des droits sociaux, qui se tiendra les 15 et 16 avril 2024.
[1] Le revenu d’intégration est un revenu minimum destiné aux personnes qui ne disposent pas de ressources suffisantes. Il s’agit de l’une des formes que peut prendre le droit à l’intégration sociale en Belgique.
[2] Recommandation 2023/C 41/01 du Conseil du 30 janvier 2023 relative à un revenu minimum adéquat pour garantir une inclusion active
***
Le volet social : une des priorités de la Présidence belge
L'une des priorités de la Présidence belge du Conseil de l'UE est de poursuivre les travaux sur le volet social de l'Union européenne, en mettant en œuvre les principes du Socle européen des Droits Sociaux. Ce socle contient 20 principes qui visent à rendre l'Union européenne plus juste et plus inclusive.