Des signaux-prix adaptés sont indispensables pour orienter ménages et entreprises vers des technologies respectueuses du climat. Pourtant, ce nouveau rapport montre qu’en Belgique, les prix et la fiscalité actuels avantagent encore trop souvent les options polluantes, ralentissant ainsi la transition climatique.
Dans le secteur des transports, par exemple, le remboursement des accises sur le diesel professionnel perturbe le signal-prix pour le transport routier de marchandises, les bus et les taxis.
Dans le secteur du bâtiment, une fiscalité plus élevée sur l’électricité que sur les combustibles fossiles freine encore le déploiement des pompes à chaleur. Une réforme plus poussée des accises permettrait de renchérir le coût total des chaudières au gaz et au mazout, au profit de solutions de chauffage plus propres.
Par ailleurs, certains avantages spécifiques accordés à des groupes ou sous-secteurs se traduisent en pratique par des subventions aux combustibles fossiles qui ralentissent la transition : tarifs sociaux de l’électricité et du gaz, voitures de société et cartes carburant, ou encore exemptions d’accises pour l’industrie, l’agriculture, la navigation et l’aviation.