Comme l’AFMPS l’a déjà indiqué, plusieurs facteurs expliquent l’augmentation du nombre de dépassements de quotas constatés depuis 2025. Ainsi, des informations plus détaillées sont désormais disponibles grâce à la mise en place d’une application dédiée aux notifications de biovigilance. À cela s’ajoutent les signalements spontanés effectués par les centres de fertilité concernant des dépassements constatés au sein de leur propre établissement, ainsi que les nouvelles constatations résultant du renforcement des inspections.
Par ailleurs, l’AFMPS a déjà souligné que les dépassements de quotas recensés à ce jour, et régulièrement mis à jour sur son site internet, ne reflètent pas encore l’ensemble de la situation réelle. La publication de ces dépassements permet néanmoins à l’Agence de remplir son devoir de transparence envers les citoyens, dans l’attente de la consolidation des données grâce à la mise en œuvre du nouveau registre central des donneurs, qui intégrera des données rétrospectives.
Les récents articles de presse montrent que de tels dépassements sont constatés dans plusieurs pays, ce qui démontre une fois de plus la nécessité d’une approche européenne. La création d’un registre central européen des donneurs et l’harmonisation des quotas applicables dans les différents États membres constituent des outils essentiels pour prévenir les dépassements de quotas, améliorer la traçabilité des dons transfrontaliers et garantir la confiance dans la procréation médicalement assistée ainsi que la qualité de celle-ci. L’Agence continuera à défendre activement ces évolutions auprès des autres autorités et institutions européennes.
Enfin, l’AFMPS poursuit la mise en œuvre de son « Plan de reprise pour la supervision des centres de fertilité » afin de garantir la sécurité, la qualité et l’efficacité des dons de gamètes en Belgique, d’améliorer la transparence du système et de renforcer durablement la protection des familles et des enfants nés grâce à un don.