Au Rwanda, où les urbanistes sont confrontés à un manque de moyens et de compétences pour traiter des données actualisées sur l’aménagement du territoire, le Ministère des Infrastructures prévoit de renforcer en compétences et en équipements cinq villes (Musanze, Rubavu, Rwamagana, Bugesera et Muhanga) afin de permettre une collecte et une analyse de données plus efficace. Ces actions se concrétiseront à travers la mise en place de salles de décision décentralisées (réparties dans les cinq villes susmentionnées) impliquant autant les professionnels que les autorités locales, les membres du secteur privé ainsi que la société civile et les citoyens, à travers des groupes de travail communs axés sur un aménagement du territoire inclusif et durable.
En Ouganda, tandis que les habitants des quartiers informels sont les plus touchés par les risques sanitaires liés à la pollution, les pouvoirs publics et la société civile manquent d'informations précises sur les expositions environnementales pour agir. Grâce au financement du projet AirQo de l’université Makerere, le programme Wehubit soutient le développement d’un réseau de capteurs fabriqués localement permettant de surveiller la qualité de l’air. Chaque appareil transmet les données en temps réel sur la qualité de l'air à la plateforme numérique AirQo qui les mettra à disposition des autorités publiques et du grand public pour leur permettre d’améliorer la qualité de l'air dans les quartiers les plus affectés de la ville de Kampala.
Au Niger, afin de mieux comprendre le défi du changement climatique et des îlots de chaleur en particulier, le projet u-CLIP mis en œuvre par VITO (Vlaamse Instelling voor Technologisch Onderzoek) et ACMAD (African Centre for Meteorological Applications for Development), en association avec la ville de Niamey, vise à fournir des projections sur l’impact du changement climatique urbain sur la ville de Niamey. Ces informations, adaptées aux besoins des autorités locales et des acteurs de la société civile, permettront de stimuler et de faciliter l’engagement politique pour renforcer la résilience de Niamey face au changement climatique.
Au Mozambique, alors que les grandes villes font face à de graves problèmes de gestion des déchets impactant la santé des habitants, les autorités manquent de données pour offrir une réponse adaptée à cette crise des déchets. Le projet VIP Moz soutenu par Wehubit s’inscrit dans la droite ligne de la Stratégie Nationale pour la gestion intégrée des déchets solides urbains au Mozambique. L’objectif est d’augmenter de 20% la collecte des déchets solides des villes de Nampula et Beira, en particulier dans les zones défavorisées et difficile d’accès. Le projet VIP Moz utilisera la plateforme numérique inclusive MOPA permettant d’afficher sur une carte les signalements émis par les agents de contrôle de quartier et les résidents (présence d’un décharge, container plein, etc), et notifiant par SMS en temps réel la municipalité, les responsables du quartier/district concernés et les acteurs formels et informels de la collecte afin d’assainir de façon participative l’environnement urbain et périurbain.
« Ces 4 nouveaux projets nous permettent de contribuer au travail d’Enabel et du Gouvernement belge en matière d’urbanisation durable et inclusive et de changement climatique. Ils viennent compléter un portfolio qui couvre déjà des thèmes aussi variés que l'autonomisation des femmes et des jeunes, l'agriculture intelligente face au climat, l'eSanté, et les compétences numériques. C’est une fierté d’être associé à ce programme et surtout aux organisations porteuses des projets avec qui nous travaillons désormais dans 12 des 14 pays partenaires de la Belgique pour plus d’innovation sociale numérique en matière de développement. », explique Arnaud Leclercq, Manager du programme Wehubit.