05 oct 2022 11:56 Membres du gouvernement

Zakia Khattabi à la pré-COP27 : une première pour notre pays désormais considéré comme un interlocuteur crédible en matière de climat !

Le gouvernement de la République arabe d'Égypte accueillera la 27ème Conférence des Parties sur le climat, du 06 au 18 novembre à Sharm-el-Sheik. Pour amorcer les discussions et ouvrir la voie aux ambitions futures permettant de relever efficacement le défi mondial majeur que constitue le dérèglement climatique, les Ministres du climat d'une cinquantaine de pays se retrouvent cette semaine à Kinshasa pour une "pré-COP27". La Ministre fédérale Zakia Khattabi en fait partie, une première pour la Belgique.

La pré-COP constitue le moment de consultation politique final avant la COP. On peut en extraire trois finalités majeures : rechercher des "zones d'atterrissage" possibles au niveau politique pour les principaux dossiers de la prochaine COP, faire office de forum permettant aux ministres de mieux connaître le contenu technique et la dynamique diplomatique de ces dossiers et, enfin, servir de plateforme pour le pays hôte et pour la région qui préside la COP afin de donner une plus grande visibilité à ses propres priorités et préoccupations.

C’est la première fois, hors présidence UE, que la Belgique est invitée à prendre part aux travaux préparatoires d’une COP. La Ministre Khattabi y présidera une session dédiée au financement, il s’agira, entre autre, de traiter de la poursuite de l’objectif des 100 milliard de dollars, d’un nouvel objectif collectif  post 2025 ainsi que du besoin d’aligner les flux financiers avec les engagements de l’accord de Paris.   .

« C’est à nouveau dans un contexte international particulièrement instable que cette COP et pré-COP se tiennent . Alors que la crise sanitaire n’est toujours pas finie, la guerre en Ukraine et ses lourdes conséquences sur le volet énergique et alimentaire fragilisent nos sociétés. Parallèlement, les effets du dérèglement climatique sont de plus en plus palpables. Cette été nous avons observé de la chaleur et la sécheresse en Europe, alors que d’autres régions ont été ravagées par des pluies torrentielles et inondations. »

Autant d’enjeux qui nous rappellent la nécessité d’une réponse coordonnée, internationale et juste aux défis globaux. », déclare la Ministre fédérale du Climat Zakia Khattabi.

« Les rapports publiés au printemps par le GIEC montrent une fois de plus qu'avec l'augmentation de la température, même limitée à 1.5°, non seulement nous assisterons à une augmentation exponentielle de certains faits tels que les vagues de chaleur extrêmes mais également que nous verrons certaines limites d'adaptation dépassées (davantage de catastrophes naturelles, élévation du niveau de la mer, perte d'écosystèmes vulnérables, etc). Il est encore possible de maintenir les 1.5°C si des réductions d'émissions importantes et durables sont réalisées rapidement. Plus les années passent, plus les COP sont déterminantes. L’inaction climatique est criminelle. »

S’il s’agira de traiter des les politiques d’atténuation, le financement climat, les pertes et dommages, la présidence égyptienne souhaite mettre le focus sur une méthodologie et des indicateurs permettant de mieux suivre et de renforcer la mise en œuvre de la politique d’adaptation aux effets du dérèglement climatique.

Outre le programme officiel, la Ministre Khattabi rencontrera  la société civile environnementale Congolaise: « Une voix essentielle et une expertise précieuse que je ne pouvais me permettre de rater lors de ce voyage qui, je l’espère, donnera le coup d’envoi d’une COP27 qui saura, par ses engagements, prendre la mesure des enjeux auxquels nous sommes confrontés. Il ne pourrait en être autrement. », conclut la Ministre verte.

Zakia Khattabi, ministre du Climat, de l’Environnement, du Développement durable et du Green Deal
05 oct 2022 11:10 Membres du gouvernement

Les 4 ministres de l’environnement belges appellent la Commission européenne à une révision du Règlement sur les risques liés aux substances chimiques

Les 4 ministres belges de l’environnement, Céline Tellier, Zakia Khattabi, Zuhal Demir et Alain Maron, avec d’autres états membres comme le Danemark, interpellent la Commission européenne pour qu’elle révise le règlement REACH (pour enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques) afin de garantir une transition vers une société durable, y compris en matière de produits chimiques.

Dans le cadre du Green deal et de sa stratégie européenne pour la durabilité des produits chimiques, la Commission européenne a annoncé la révision en 2023 du règlement REACH, un des grands instruments qui établit les normes en matière de produits chimiques. Ce règlement a été adopté en 2006 pour mieux protéger la santé humaine et l'environnement contre les risques liés aux substances chimiques, tout en favorisant la compétitivité de l'industrie chimique de l'Union Européen. Il promeut également des méthodes alternatives pour l'évaluation des dangers des substances afin de réduire le nombre d'essais sur les animaux. 

Ce règlement européen n’a jamais été révisé depuis près de 20 ans. De nouvelles substances chimiques largement utilisées par l’industrie, sont aujourd’hui identifiées comme nocives pour l’environnement et la santé humaine. C’est notamment le cas pour certains polymères et pour les perturbateurs endocriniens comme les PFAS pour lesquels il n’existe actuellement pas de règlementation. “Depuis le début du 2021 j’ai insisté sur l’importance de la réglementation stricte et même de l’élimination progressive des PFAS et des autres substances chimiques dangereuses au niveau européen. Une  révision du REACH est donc un complément nécessaire pour notre politique industrielle. Je réitérerai ce message au sein du conseil européen de l’environnement du 24 octobre. Nous devons tout mettre en œuvre pour protéger notre environnement et la santé de nos habitants », a déclaré Zuhal Demir, Ministre flamande l'environnement.

 

La révision REACH vise à adapter la législation pour mettre l’industrie chimique européenne sur la voie de durabilité et atteindre l’ambition d’un environnement sans substance toxique, tout en veillant à stimuler l'innovation et la compétitivité de nos industries chimiques.  Pour la Ministre fédérale de l’Environnement, Zakia Khattabi : « la révision de REACH représente un instrument majeur pour relever les défis de la chimie de demain ! Pour garantir que notre industrie maintienne sa position de leader mondial et réponde aux enjeux environnementaux et sanitaires, nous devons sans plus attendre revoir ce cadre réglementaire ».

La Commission européenne avait annoncé la révision du règlement REACH dans le cadre du Green Deal pour 2023, avec la volonté d’un cadre ambitieux en matière d’environnement. Des pressions liées notamment à la situation géopolitique font craindre un report de cette révision lors de la législature future, avec un risque de diminuer l’ambition environnementale et en matière de santé publique. À cet effet, Ministre bruxellois de l’Environnement et de la Santé Alain Maron poursuit : « La protection de l’environnement et de la santé sont deux éléments essentiels. La révision du règlement REACH y représente donc un enjeu important. Il est nécessaire que la révision prenne en considération les dernières connaissances scientifiques et actualise l’encadrement de l’utilisation des produits chimiques. C’est aussi un enjeu de santé publique. »

« Les réponses à la crise énergétique et à la situation mondiale actuelle ne doivent pas nous détourner des enjeux environnementaux et de santé, notamment ceux liés à la pollution chimique. Protéger les citoyens et citoyennes des pollutions doit rester dans nos top priorités.”, conclut la Ministre wallonne de l’Environnement Céline Tellier.

Contacts presse :

Adrien VOLANT, porte-parole de Zakia Khattabi, 0497 823 956

Estelle TOSCANUCCI, porte-parole de Céline Tellier, 0479 884 041

Simon VANDAMME, porte-parole d’Alain Maron, 0479 660 323

Andy PIETERS, porte-parole de Zuhal Demir, 0499 173 584

 

Zakia Khattabi, ministre du Climat, de l’Environnement, du Développement durable et du Green Deal