La Belgique et ses partenaires travaillent ensemble pour un avenir moins fragile et plus résilient
En ces temps géopolitiques difficiles, la fragilité et la résilience résonnent plus que jamais. Depuis de nombreuses années, le SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement s'engage à réduire la fragilité et à renforcer la résilience pour un avenir plus stable.
Aujourd'hui, 19 janvier 2026, Affaires étrangères est donc fier d'accueillir la conférence internationale « Vers un avenir plus résilient : l'engagement de l'UE dans des contextes fragiles et affectés par les conflits » au palais Egmont à Bruxelles. Cet événement de haut niveau réunit les institutions de l'UE, les États membres, les pays partenaires, les organisations internationales, la société civile et le secteur privé, afin de façonner une approche renouvelée et intégrée de la fragilité.
La fragilité est l'un des défis majeurs de notre époque, avec des conséquences majeures pour la paix, la sécurité et la prospérité mondiales. Aujourd'hui, plus de deux milliards de personnes vivent dans des contextes fragiles, et d'ici 2030, la moitié des pauvres du monde seront concentrés dans ces contextes. La fragilité alimente les conflits, les déplacements et les crises humanitaires, tout en sapant la gouvernance, la stabilité et le développement économique. Elle a également un impact significatif sur la sécurité et la stabilité économique dans le monde entier, notamment en Belgique et dans l'UE. S'attaquer à la fragilité doit donc rester une priorité de notre politique étrangère.
L'approche de la Belgique face à la fragilité repose sur la solidarité, la prévention et le renforcement de la résilience. Mais par-dessus tout, elle nécessite une approche intégrée, combinant diplomatie, aide humanitaire, coopération internationale, paix et sécurité. Comme l'aide humanitaire ne peut pas répondre à elle seule aux besoins croissants, la Belgique vise à s'attaquer aux causes profondes de la fragilité, du déplacement et des conflits, tout en renforçant les institutions et en autonomisant les communautés locales afin de favoriser la propriété nationale. Aucun pays ne peut s'attaquer à la fragilité seul. La Belgique appelle donc à des partenariats inclusifs et à une coopération multilatérale renouvelée, afin qu'ensemble nous puissions traiter les causes profondes, renforcer la résilience et proposer des solutions durables.
Nous sommes donc honorés d'accueillir les intervenants distingués Hadja Lahbib et Jozef Síkela, commissaires européens respectivement pour l'égalité, la préparation et la gestion des crises, ainsi que les partenariats internationaux, ainsi qu'Alexander De Croo, administrateur du PNUD, pour qui ce sera le premier événement à Bruxelles dans son nouveau rôle. Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement, Maxime Prévot, participera également aux discussions. Leurs contributions donneront le ton pour façonner une nouvelle stratégie européenne sur la fragilité — mettant en lumière la nécessité de solidarité, d'engagement, d'innovation et d'action coordonnée.
La conférence explorera comment l'UE peut mobiliser ses outils, tant en matière de politique que de financement, de manière innovante, et travailler ensemble dans une approche Équipe Europe pour renforcer son engagement dans des contextes fragiles et stimuler l'investissement en faveur de la résilience et de la stabilité. La Belgique soutiendra activement ces priorités pour une ambitieuse approche européenne de fragilité menée par la Commission européenne, veillant à ce que la fragilité reste une priorité de l'agenda d'action extérieure de l'UE et stimule l'engagement politique et financier.
Comme l'a déclaré le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement, Maxime Prévot : « Ensemble, en tant qu'équipe, nous visons à renforcer la résilience, prévenir les crises et préserver la stabilité mondiale — car lutter contre la fragilité n'est pas seulement un impératif moral, mais une nécessité stratégique pour la Belgique, l'Europe et le monde. »