Les données portent sur l’année 2022. Dans le secteur privé, l’écart salarial diminue d’un point et demi de pourcentage pour s’établir à 10,2%. Dans le secteur public, l’écart salarial est de 4,2%.
Le travail à temps partiel est l’un des principaux facteurs d’écart salarial, et la majorité des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes. Elles comptent donc en moyenne moins d'heures de travail rémunérées que les hommes. Sans correction pour la durée de travail, l’écart salarial en 2022 est de 19,9% (contre 21,0% l’année précédente). Cette évolution encourageante est multifactorielle : il est difficile de déterminer une explication unique à celle-ci.
La reprise de l’économie après la crise du covid-19 a eu un effet positif sur l’écart salarial. Il y a eu plusieurs sauts d’index en 2022. Les sauts d’index sont en principe neutres du point de vue du genre : si tous les salaires augmentent de 2%, l’écart salarial exprimé en euros entre les bas et les hauts salaires se creuse, mais exprimé en pourcentage, il reste le même.