Cet effet sera-t-il durable ? Les résultats tendent à montrer qu’un effet à long terme ne serait pas spectaculaire. Certes, beaucoup de belges envisagent de se mettre plus au vélo et à la marche, mais cela se traduirait surtout par de nouveaux déplacements récréatifs. En revanche, pour les déplacements plus essentiels, les modes utilisés après la crise seraient globalement les mêmes qu’avant. Pour les déplacements domicile-travail, on observerait au niveau national une petite augmentation de la part de cyclistes ou de marcheurs au détriment des transports en commun.
Cet effet est un peu plus marqué quand les répondants ont été invités à se prononcer sur leurs souhaits plutôt que sur des prévisions. Ils sont 15 % à souhaiter se rendre à leur lieu de travail à vélo (contre 11 % de cyclistes avant la crise), probablement pour éviter de devoir utiliser les transports en commun.
Ces évolutions auraient lieu dans les trois régions mais seraient plus marquées chez les Bruxellois que chez les Flamands et les Wallons, que ce soit pour la baisse potentielle de l’utilisation des transports en commun, ou la hausse de celle du vélo.