Concernant les déplacements domicile-travail ou domicile-école, les transports en commun continuent de souffrir de la crise sanitaire. Si le pourcentage des déplacements domicile-travail et domicile-école effectués en transports en commun est remonté à 15 % en novembre/décembre, il reste encore en-dessous du pourcentage d’avant crise, c’est-à-dire 25 %.
Si l’on compare juin et novembre/décembre en ce qui concerne le vélo et la marche, on doit constater un léger essoufflement. Actuellement, 30 % (contre 33 %, en juin) des répondants ont indiqué se déplacer davantage à pied qu’avant la crise sanitaire du Covid-19. Ce pourcentage est de 16 % (contre 22 % en juin) pour le vélo. Cette baisse est également constatée pour les déplacements domicile-travail ou domicile-école (pour le vélo, on passe de 13 % à 11 % ; pour la marche, on passe de 7 % à 5 %). Cette baisse n’est peut-être que la conséquence de l’arrivée de l’hiver.
Malgré toutes les mesures prises par les différents opérateurs de transports en commun, on constate qu’une certaine crainte des usagers à prendre les transports en commun persiste depuis la première enquête. Elle s’est même quelque peu renforcée. 45 % des répondants trouvent le train peu sûr d’un point de vue sanitaire et 54 % pour les métros, trams, bus (contre respectivement, 41 % et 48 %, en juin). Cette dernière observation peut cependant être nuancée car les répondants qui n'utilisent jamais les transports en commun ont une perception moins sûre de ceux-ci que les usagers réguliers.
« La crise du coronavirus nous a amené ces derniers mois à limiter fortement nos déplacements. Mais elle nous a aussi fait envisager nos déplacements, notre manière de vivre et de travailler autrement. Chacun.e d’entre nous a notamment fait l’expérience du télétravail. En lisant cette enquête du SPF Mobilité, nombreux.ses sont celles et ceux qui ont trouvé un nouvel équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Beaucoup souhaitent que le télétravail fasse désormais partie de leur vie professionnelle future. Notre façon de nous déplacer s’adaptera en conséquence. Et je souhaite en tant que Ministre de la Mobilité accompagner cette évolution pour plus de liberté. » explique Georges Gilkinet, Ministre fédéral de la Mobilité.