Ce jeudi 30 septembre, Enabel réunit plus de 140 représentant·es de dizaines de services publics et d’universités afin de braquer les projecteurs sur la plus-value et les résultats des partenariats. L'un des principaux intervenants est Anna Terron, directrice de l'agence espagnole FIIAPP, qui met en place des échanges d'égal à égal entre les services publics espagnols et étrangers dans plus de 100 pays.
Enabel entend accroître l’impact de la coopération internationale belge en vue de contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable. Grâce aux partenariats, Enabel assume pleinement son rôle de broker et de facilitateur. « Les partenariats nous permettent d’échanger avec nos partenaires d’Afrique et du Moyen-Orient l’expertise la plus avancée pour mettre en œuvre des projets de développement et accroître l’impact de la coopération internationale belge », déclare Jean Van Wetter, Directeur général d’Enabel. « Les fonctionnaires d’un pays, qui échangent avec ceux et celles d’un autre pays, partagent une compréhension commune du service public et des défis à relever », ajoute-t-il.
Enabel fait appel aux connaissances et à l’expérience du service Changement climatique du SPF Santé publique dans l’optique de préparer les nouveaux projets climat belges au Sahel. Geert Fremout, Responsable de la cellule Coopération internationale, n’y voit que des avantages : « Le changement climatique représente un défi mondial qui comporte une dimension de développement claire. Notre partenariat avec Enabel crée une situation gagnant-gagnant, dans le cadre de laquelle l’expérience de la coopération au développement et la connaissance du terrain d’Enabel est couplée à notre expertise et nos réseaux en matière de changement climatique et de politique climatique. »
L’Université de Gand et l’Université Catholique de Louvain collaborent avec l’Université de Kisangani en République démocratique du Congo dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles. Chercheur·euses et agent·es de santé unissent leurs efforts pour améliorer le suivi médical des victimes et leur apporter une aide psychosociale, juridique et socioéconomique. « Nous menons des recherches socioanthropologiques sur les violences sexuelles commises dans la province de Tshopo et nous nous efforçons d’évaluer et d’améliorer les protocoles de prise en charge et de soins prodigués aux victimes. L’échange a également une valeur ajoutée dans la mesure où il améliore la qualité de la recherche scientifique et des données recueillies, » nous confie Olivier Schmitz, chercheur à l’UCL.
La Police Fédérale belge encadre les services de police du Burkina Faso et du Bénin en vue d’améliorer la sécurité en général et de rétablir la confiance avec la population. Elle partage sa propre expérience dans l’optique d’intégrer dans ces pays des concepts tels que la police de proximité ou la police communautaire, et partant, de rapprocher les services de police de la population. La formation et les échanges entre services de police portent également sur des problèmes transfrontaliers comme la cybercriminalité, ou encore la criminalité financière et économique. « L’urgence de la problématique liée à la sécurité dans ces pays, qui peut aussi impacter notre propre sécurité, prend souvent racine dans d’autres problématiques, comme la pauvreté, les tensions entre communautés, les crises économiques, mais aussi le changement climatique », affirme Peter De Buysscher, Directeur international de la Police Fédérale.
Les partenariats conclus entre Enabel et les services publics portent sur des domaines très diversifiés, à savoir : les soins de santé, la sécurité sociale, les droits humains, la culture, l’environnement et le climat, la gestion des déchets, la biodiversité, la formation professionnelle et l’emploi, la justice, la police, la sécurité portuaire, la mobilité, etc. Ils sont nécessaires pour soutenir des projets visant à appuyer les organismes publics des pays partenaires.