Ce projet fait suite aux excellents résultats obtenus grâce au premier contrat de 10 ans, entre la Régie des Bâtiments et Sibelga, arrivé à échéance. Depuis sa mise en route en octobre 2014 jusqu’à son arrêt en mai 2024, l’ancienne cogénération a permis une économie totale sur la facture de chauffage de plus de 1,2 millions d’euros et une réduction des émissions de CO2 de 7 500 tonnes.
En octobre 2023, la Régie des Bâtiments a donc signé une nouveau contrat avec l’entreprise pour le remplacement des cogénérations existantes et une emphytéose de dix ans.
Les travaux, qui ont duré de mai 2024 à septembre 2024, ont été réalisés et financés par Sibelga. Cela, sans frais ni investissement supplémentaires pour la Régie des Bâtiments ou les musées concernés.
L’objectif de la Régie des Bâtiments est de produire de manière plus efficace et plus durable l’énergie nécessaire au fonctionnement des bâtiments publics qu’elle gère. Ces nouvelles cogénérations sont en effet encore plus performantes énergétiquement et sont équipées d’un système d’épuration des gaz de combustion plus poussé et conforme aux normes d’émissions plus strictes.
Les musées du Cinquantenaire, quant à eux, bénéficieront d’une économie annuelle d'environ 20 % sur leur facture énergétique par rapport à une situation où les bâtiments seraient chauffés avec un système traditionnel.
Quant à Sibelga, en contrepartie de la prise en charge du remplacement des anciennes cogénérations, ainsi que des coûts de fonctionnement (achat du gaz, entretien, assurances, etc.), en tant que propriétaire de l’unité de cogénération, elle percevra les certificats verts et récupèrera l’électricité produite simultanément, qui sera injectée sur le réseau de distribution pour compenser les pertes inhérentes à tout réseau électrique.
Le nouveau contrat prévoit que pendant 10 ans, Sibelga s’engage à ce que la chaleur fournie par la cogénération soit toujours meilleur marché que celle produite par la chaufferie du complexe. Ce, quelle que soit l'évolution du prix de l'énergie.