31 mar 2021 13:12

Le travail des étudiants en 2020 : les petits jobs ont été particulièrement touchés, mais il y a eu plus de travail dans le secteur des soins ainsi que dans l'agriculture et l'horticulture

Les mesures relatives au coronavirus et la fermeture de certains secteurs économiques ont également eu une influence sur l'occupation des étudiants en 2020. En effet, il y a eu une baisse de 11 % du nombre de jobistes et la diminution du nombre d'heures prestées s'élève à 8 millions (-7,6 %). Mais dans cette période de crise sanitaire, les étudiants ont, par contre, été plus actifs dans le secteur des soins (+19 %) et dans celui de l'agriculture et de l'horticulture (+27 %).

Moins d'étudiants jobistes

Les chiffres les plus récents montrent qu'en 2020, quasi 500.000 jeunes ont travaillé en tant qu'étudiants.  Cela fait 62.000 de moins qu'en 2019 (-11 %).  La raison est évidente. À partir du mois de mars, l'épidémie de coronavirus a contraint de nombreux secteurs à fermer leurs portes, à diminuer leurs activités ou à passer au télétravail.

Diminution considérable du nombre de jobs

Lors du deuxième trimestre, le nombre de jobs a diminué de 33 % (-125.000), au troisième trimestre (en été, traditionnellement LA saison des jobs d'étudiants), il a encore baissé de 14 % (-79.000). Les chiffres définitifs du quatrième trimestre ne sont pas encore disponibles. Les chiffres provisoires indiquent une baisse d'environ 14 % (-45.000). Il s'agit donc d'une diminution moins forte qu'au deuxième trimestre, et ce malgré le deuxième confinement.

Nombre d'heures : une baisse plus légère

En 2020, tous les étudiants ensemble ont travaillé 96 millions d'heures, ce qui correspond à 7,9 millions d'heures de moins (-7,6 %) qu'en 2019. Au deuxième trimestre, la diminution était de 25 %, au troisième trimestre, il n'y avait plus que 4 %, et au quatrième trimestre, seulement 5 % (chiffres provisoires). Le nombre d'heures prestées par étudiant a même augmenté, il est passé de 185 en 2019 à 192 en 2020.

Le fait que le nombre d'heures diminue moins que le nombre d'emplois indique que ce sont surtout les petits jobs d'étudiants (courte durée, nombre d'heures limité) qui ont le plus régressé. Cela est notamment lié aux nombreux événements, festivals,... qui n'ont pas pu avoir lieu.

Moins de jobs d'étudiants dans l'horeca et via le travail intérimaire

D'habitude, de nombreux étudiants sont occupés dans l'horeca. C'est ce secteur qui a connu la plus grande diminution du nombre de jobs pendant les confinements (-41.000, soit -48 % au second trimestre, -28.000, -36 % au quatrième trimestre). Pendant l'été, la baisse du nombre d'emplois étudiants a été moins forte (-13.500, -13,5 %) et le nombre d'heures n'a pratiquement pas changé (-0.5 %)

Pendant les mois d'été, la période entre les deux confinements, on a surtout vu moins d'étudiants travailler en tant qu'intérimaires.  Ce type de job a diminué de plus d'un tiers (-43.500, -35 %) et on a comptabilisé 2 millions d'heures de prestations en moins, ce qui est presque aussi important que la baisse totale du nombre d'heures dans tous les secteurs.  

Augmentation dans certains secteurs

L'offre de jobs d'étudiants n'a pas diminué partout. Certains secteurs ont en effet eu besoin de plus de main d’œuvre en 2020. Le nombre d'heures prestées en 2020 a surtout augmenté dans le secteur du commerce (+1,8 millions d'heures, +9,7 %) et dans celui des "soins de santé et de l'aide sociale" (+1,4 millions d'heures, +19 %). Les étudiants ont également pu trouver davantage de jobs dans les secteurs de l'agriculture et l'horticulture (+100.000 heures, +26,6 %) ainsi que dans la construction (+230.000 heures, +15 %).

D'où viennent ces chiffres ?

Ils proviennent des déclarations trimestrielles de l'ONSS (DmfA) et correspondent aux trois premiers trimestres de 2020 qui sont déjà publiés ainsi qu'aux chiffres provisoires relatifs au quatrième trimestre.  Les chiffres complets pour le quatrième trimestre et les données annuelles consolidées de 2020 seront publiées en juin 2021.

Vous trouverez des informations plus détaillées sur le site web de l'ONSS.