La nouvelle prison d’Anvers a été adaptée à la politique de détention actuelle dans le but de maintenir la vie en prison aussi proche que possible de la « normalité » du monde extérieur. Le projet prend la forme d’une ville avec des bâtiments, des places et des rues, sans toutefois perdre de vue l’échelle humaine. L’espace extérieur et le paysage constituent également des aspects essentiels. Ainsi, les bâtiments cellulaires sont situés sur un terrain surélevé et entourés de peupliers qui atténuent quelque peu la présence du mur de la prison. Cette forme de détention humaine est axée sur une réinsertion réussie à la sortie de prison, d’une part, et sur un environnement de travail moderne pour le personnel de la prison, d’autre part.
Pour la construction, l’accent est fortement mis sur la préfabrication de divers éléments de construction (comme les murs et les sols, mais également les techniques), ce qui permet un processus plus efficace et une réception plus rapide du projet. De plus, le projet est raccordé au réseau de chaleur local.
La prison pourra accueillir 440 détenus. Elle sera divisée en une entité pour 330 hommes, une entité pour 66 femmes et une entité comprenant un centre médical et une unité de soins pour 44 personnes. Chaque entité sera composée d’unités de vie pour 22 détenus.