Quelque 18 000 personnes sont aujourd’hui titulaires d’une attestation du travail des arts. L’administration fédérale les reconnaît ainsi comme des travailleurs des arts professionnels et leur donne accès à des régimes de sécurité sociale adaptés au secteur artistique. Citons notamment les cotisations sociales minimales réduites pour les indépendants débutants ou l’allocation du travail des arts pour les travailleurs salariés. Ce système fait de la Belgique un cas unique en Europe. Depuis peu, la déduction forfaitaire de frais sur les revenus issus de droits d’auteur ou de droits voisins est également liée à cette attestation.
« Notre modèle belge suscite aujourd’hui un vif intérêt de l’étranger. La Commission européenne plaide auprès des États membres en faveur d’une meilleure protection sociale des personnes travaillant dans le secteur artistique, adaptée aux spécificités de leur activité. Cela s’inscrit parfaitement dans la lignée de la récente réforme de l’ancien “statut d’artiste”. Notre réglementation tient compte des particularités du travail artistique : missions et revenus variables, parcours professionnels hybrides et périodes de travail non rémunéré et invisible. Aujourd’hui, la Belgique fait ainsi figure d’exemple et joue un rôle de premier plan dans un débat européen qui ne cesse de gagner en importance. » – Marc Brion, Expert du secteur artistique et culturel, Working in the Arts.