1. Sensibiliser la population
Il est essentiel de sensibiliser la population à l’importance de la santé mentale dès le plus jeune âge. Il convient de mieux informer la population par rapport aux enjeux de la parentalité, au développement de l’enfant et aux facteurs positifs permettant de développer une bonne santé mentale. Le Conseil Supérieur de la Santé recommande dans ce cadre de mener des campagnes ciblées de sensibilisation.
2. Soutenir les familles
Les familles ont le besoin impératif d’être soutenues, que ce soit pendant la grossesse ou après la naissance. Le CSS recommande des entretiens prénataux et un soutien à la parentalité, complétés par des mesures structurelles améliorant les conditions de vie. Il faut que les familles aient accès à une alimentation saine, à un enseignement de qualité, à des activités de jeu et de loisirs, ainsi qu’à des interactions sociales positives. Une attention accrue doit être portée aux familles en situation de vulnérabilité.
3. Former les professionnels
Les professionnels en contact avec les familles jouent un rôle essentiel dans la détection précoce de la vulnérabilité psychologique. Le Conseil Supérieur de la Santé souligne l’importance de la formation des professionnels à chaque niveau, d’une mise à niveau de toutes les formations dans le champ périnatal, de l’accès à des outils de dépistage validés, et de la collaboration étroite entre tous les intervenants. Toute vulnérabilité identifiée doit immédiatement conduire à l’élaboration d’un trajet de soins adapté à l’enfant, aux parents et à leur environnement.
4. Des soins accessibles
Pour favoriser effectivement la santé mentale des jeunes enfants, des soins accessibles sont indispensables. Le CSS recommande à cet égard de développer des réseaux périnataux dans des lieux physiques proches des familles. Ces réseaux doivent déstigmatiser la demande d’aide, faciliter l’accès aux soins et assurer un suivi continu des familles.