Soutien de la Défense à certaines missions fédérales de le police intégrée
Sur proposition du ministre de la Sécurité et de l'Intérieur Bernard Quintin et du ministre de la Défense Theo Francken, le Conseil des ministres a approuvé un protocole d'accord relatif à l’appui de la Défense à la police intégrée.
Compte tenu de la gravité de la situation sécuritaire dans la Région de Bruxelles-Capitale, un appui temporaire de la Défense est actuellement jugé nécessaire pour certaines missions de la police intégrée dans cette Région. Cette situation sécuritaire se caractérise par de fréquents actes de violence graves commis par des acteurs du crime organisé impliqués dans le trafic de drogue, avec notamment l'utilisation d'armes à feu.
L’appui de la Défense doit permettre d'apporter une réponse complémentaire aux difficultés rencontrées pour faire face à cette problématique. L’appui de la Défense concernera spécifiquement la réalisation de patrouilles mixtes sur le terrain d'action prioritaire de la police des chemins de fer et la sécurisation de dispositifs lors d’opérations dites « Full Integrated Police Actions » (FIPA).
Il est attendu de ces soutiens de la Défense qu’une présence et une visibilité accrues des services publics armés contribuent à accroître la capacité policière pour une application effective de la loi en Belgique, mais aussi à exercer un effet dissuasif à l’égard des auteurs potentiels de violences. L’ensemble de ces mesures vise également à renforcer le sentiment de sécurité des citoyens en Belgique.
Le protocole d'accord est valable pour une période de six mois. Les officiers chargés du commandement militaire seront intégrés aux postes de commandement de la police locale. Globalement, le soutien dans le cadre des patrouilles mixtes nécessitera le déploiement d’un maximum continu de 45 militaires.